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Posts Tagged ‘Repubblica italiana’

Disprezzo l’ipocrisia e so che ci governa.

Sospetto di chi ad ogni occasione tira fuori la formula radicale: senza se e senza ma. Servono, invece, sono indispensabili i se e i ma. Possono essere la sola luce che illumini il buio più profondo.

Rispetto il dolore”, sento dire di continuo e mi pare un’affermazione inutile e retorica. Avrebbe senso se fosse il contrario: “non rispetto il dolore”. Allora sì, allora sei tenuto a dirlo chiaro. Ma chi lo farebbe?

In quanto a me, non rispetto chi mente di rispettare il dolore. Come si fa a rispettare chi si sbatte come un dannato per uno sventurato ch’ è morto ammazzato e se ne sta zitto e indifferente in mezzo a una strage?

Rispettate il dolore? Bene. Sbattetevi come pazzi, mobilitate il Parlamento, strepitate come fate per Battisti, ma fatelo in nome di un’associazione delle vittime degli imprenditori assassini e metteteci dentro i padri, le madri i figli, i fratelli, le sorelle, i parenti e gli amici di chi è ucciso ogni giorno dal lavoro, dai caporali e dai padroni che non stanno alle regole. Fatelo, e vi crederò. Dategli la parola, a queste vittime imbavagliate, chiedete pene esemplari per chi li uccide e allora sì, allora crederò a questo vostro misterioso “rispetto del dolore” che finora ha funzionato a corrente alternata: per questo sì, per questo m’addoloro e per quell’altro no, quell’altro me lo scordo. Mandate a quel paese i dittatori assassini con cui firmate contratti, ai quali stringete la mano insanguinata, fatelo, e sarete credibili quando parlate di giustizia. Fatelo, in nome di questa vostra squallida imitazione d’umanità che piange per il dolore, aprite gli archivi che tenete secretati, sputate fuori i nomi e i cognomi osceni, gli indirizzi taciuti, le notizie terribili che il vostro eterno e complice segreto di Stato copre con ostinazione feroce. Consegnate alla storia gli assassini di Pinelli, i mandanti di Piazza Fontana e di Bologna, restituite la vita che ditruggeste a Valpreda. Fatelo, se nelle vene vi scorre veramente sangue umano, poi si parlerà di giustizia e diritto. Non volete? Avete scheletri negli armadi e un passato di cui vergognarvi? State zitti, allora, piantatela di strepitare e toglietevi dai piedi ora, subito e per sempre!

Non m’importa nulla di Battisti, come nulla interessa a voi, ma sto con Lula perché odio gli ipocriti e so che spacciate per giustizia una voglia di vendetta che ci disonora tutti. Disprezzatemi, se vi pare,  come io dispezzo la vostra ipocrisia, ma spiegatemi perché non avete minacciato la guerra e non vi siete strappati i capelli quando Sarkozy, in nome della destra francese, v’ha sbattuto la porta in faccia e s’è tenuto Marina Petrella. Avete avuto paura di fare i gradassi con la Francia? Avete temuto la risposta, che tutti conosciamo? Temuto che vi dicessero chiaro che non siete attendibili, che la democrazia vi tiene in profondo sospetto, sinistri o destri che vi dipingiate?
La mia posizione la presi tempo fa. Molto o poco che conti, è quella di chi si vergogna della classe dirigente del suo Paese e glielo dice chiaro: il fascismo fu più credibile. La lettera che segue l’ho scritta nel 2008, in tempi non sospetti. Non era indirizzata a Lula, ma a Sarkozy. E la riscriverei.

Monsieur le Président,
Pardonnez avant tout mon français. Je suis italien, je ne connais pas beaucoup votre belle langue, et pour me faire comprendre j’utilise mon petit dictionnaire Larousse. C’est ainsi que je m’adresse à vous, Monsieur le Président, pour lancer un appel à l’homme, ainsi qu’à l’homme d’État, que vous êtes. Je suis de gauche et, par conséquent, je suis conscient du fait que nous avons des opinions politiques différentes. Mais vous êtes français et ce mot, pour moi et pour beaucoup de ceux qui connaissent l’histoire et l’évolution de la pensée politique, signifie civilisation et humanité. Autrefois, on disait que « chaque homme libre a deux patries : la sienne et la France ». Au nom donc de ce que je considère être l’histoire de votre peuple, que vous gouvernez et représentez dans le monde entier, au nom des raisons humanitaires que vous avez reconnues le mois dernier à Tokyo, je pense pouvoir vous demander de revenir sur la décision – la vôtre et celle de votre Premier Ministre – concernant le cas douloureux de Marina Petrella.
Je sais qu’il est en votre pouvoir – et en celui de votre Premier Ministre – de suspendre le décret qui avait été signé. Si vous le faites, vous ne prendrez pas seulement une décision noble et digne de votre grand Pays, mais vous écrirez aussi une belle page de votre propre histoire politique. Permettez-moi de croire que vous serez d’accord : un choix effectué à but humanitaire ne peut offenser ni l’Europe ni sa partie italienne ; par contre, il peut représenter un exemple de bonne gouvernance.
Vous, Monsieur le Président, vous avez écrit à Berlusconi et, par son truchement, à Napolitano en demandant qu’à la femme que – vous disiez – vous n’auriez pas pu éviter d’extrader par respect envers un « Pays ami » soit octroyée par le Président de la République italienne une grâce. Puis-je croire que cette demande naît de votre sens de l’humanité?
Dans ce cas, croyez-moi, Monsieur le Président, aucune grâce ne sera considérée concevable par les hommes politiques italiens, donc accordée par le chef de l’Etat. Cette « société politique », sur cela unanime, n’a pas hésité, Monsieur Sarkozy, à vous mettre dans la difficile et amère nécessité de prendre une décision d’extradition pour des faits remontant à plus de 25 ans, en oubliant ainsi l’engagement de la France de ne pas extrader des réfugiés Italiens, passant par-dessus, comme s’ils étaient nuls et non avenus, quinze ans de vie d’une personne. Non, Monsieur le Président, aucune grâce ne sera accordée. En Italie, personne ne s’occupera, au niveau institutionnel et décisionnel, de la terrible détérioration de l’état de santé de Marina Petrella. Vous avez fait votre part, mais les autorités italiennes n’ont certainement pas l’intention de jouer un rôle « humanitaire » en écoutant votre sollicitation d’une mesure de grâce. Vous faites appel au sens de la justice, ils désirent de la vengeance.
Permettez-moi enfin, Monsieur, de m’adresser à vous d’une façon directe : dans leur jeu cruel, ils ne donnent aucune importance ni à la vie de Petrella, ni aux difficultés qu’ils vous ont consciemment créées et aux prévisibles effets négatifs que cette affaire pourra avoir sur votre image. Montrez-leur, Monsieur le Président, que vous avez un sens différent et profond de ce qu’on appelle « humanité », et ne permettez pas que Marina Petrella soit enterrée vivante dans une prison. Vous pouvez le faire. Vous êtes – j’en suis sûr – un homme politique qui par intelligence et sensibilité saura garder une distance par rapport à un enjeu – je vous l’assure – interne à la politique politicienne en Italie. Ne livrez donc pas Petrella aux autorités italiennes, ne le faites pas, puisqu’elles ne veulent pas entendre votre sollicitation d’une grâce. Je ne crois pas être dans l’erreur : en allant dans ce sens, vous serez digne de votre peuple, et la partie la meilleure du peuple français sera fière de vous.
Avec espoir,

Giuseppe Aragno
Chercheur Historien

Non sarà stata certo merito mio, ma Sarkozy in Italia non ve l’ha rimandata la Petrella. In quanto a Battisti, ci sono ancora italiani capaci di pensare con la propria testa:

http://uninomade.org/caso-battisti-ecco-perche-stiamo-con-lula

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