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INTERVIEW de Giuseppe Aragno : Le réveil des vieux démons fascistes

Publication : 15 avril 2021 | Écrit par Valeria Lucera 

Si Matteo Salvini représente l’extrême droite italienne dans les médias internationaux, les visages des nouvelles droites sont multiples et ont des racines profondes dans l’histoire et la culture italiennes. Quels sont les liens de continuité avec la naissance de la République ? Et quelles sont les causes qui ont favorisé l’essor, sous une nouvelle forme, du populisme d’extrême droite d’héritage fasciste ? Parmi elles, nous pouvons citer la crise économique et sociale, le basculement à droite des partis traditionnellement de gauche et la normalisation des discours portés par les partis d’inspiration fasciste et racistes. Éclairage.

Quels sont les liens entre la nouvelle droite et le fascisme historique en Italie ?

Jusqu’en 1991, pour la plupart des Italiens et Italiennes, le fascisme était un régime belliqueux et raciste. Il était considéré comme l’ennemi des travailleurs et des travailleuses, mais aussi des femmes, humiliées dans leur rôle d’épouses et de mères. Il était vu comme un régime produisant de la chair à canon. L’antifascisme consistait quant à lui en une page noble de notre histoire et les nostalgiques du régime étaient rarement suivis. La fin de l’URSS a modifié l’équilibre international ; le capitalisme a abandonné le modèle keynésien et l’idée du laissez-faire du XVIIIe siècle est réapparue. Le néolibéralisme est ainsi né : religion du marché et de la financiarisation d’une économie éloignée de la réalité et fille de modèles mathématiques souvent erronés desquels découlent crises et barbarie.

Accablée par l’effondrement de l’Union soviétique, par la victoire du capitalisme et par l’affirmation du néolibéralisme, impulsé avant tout par le capital financier, la gauche a alors oublié la leçon de l’économiste Pietro Grifone 1 qui voyait dans le fascisme un régime politique complaisant à l’égard du capital financier. Ce capital financier ne défendant pas la culture politique qui a fait de la Résistance une expérience unitaire, fondée sur les valeurs éthiques et politiques dont est née la Constitution italienne, il a permis aux héritier·ères du fascisme de contester l’expérience de la Résistance. C’est ainsi que favorisée par le capitalisme financier, hostile à la Constitution qui restreint les lois du marché, la contestation a fonctionné et a changé la perception du fascisme. Aujourd’hui, dans les textes scolaires et universitaires, dans les journaux, à la télévision et dans l’imaginaire collectif, le fascisme est dorénavant perçu comme un « régime inclusif », avec une âme sociale, un consensus populaire et qui n’a commis qu’une seule faute : la Seconde Guerre mondiale. 
C’est un nouveau fascisme historique, dont personne ne prétend s’inspirer, ni Forza Nuova 2, qui voudrait pourtant réinstaurer les Corporations 3 et le Concordat de 1929 4, ni Casa Pound 5 – fascistes, oui mais du troisième millénaire – ni les partis au Parlement. Cependant, réhabilitant les républicains et discréditant la Résistance, les néo-fascistes et les révisionnistes ont fortement élargi leurs marges de manoeuvre. Ce n’est pas un hasard si Matteo Salvini est un invité régulier des congrès de Casa Pound, et si Giorgia Meloni 6, formée au fascisme dans le Mouvement social italien, a pu se présenter aux élections européennes avec Cesare Mussolini, arrière-petit-fils du Duce.

Aujourd’hui, on peut constater que même des partis démocratiques portent atteinte à des droits humains fondamentaux. Ainsi, en 2018, après avoir livré les migrant·es aux bourreaux libyens avec des décrets qui rappellent des résolutions fascistes, pour la première fois dans notre histoire, Marco Minniti, ministre de l’Intérieur de centre gauche, a trahi la Constitution en admettant les « fascistes du troisième millénaire » aux élections politiques. Avec le parti 5 étoiles divisé et dépourvu d’identité, sans faire ouvertement référence aux fascistes, la droite présente au Parlement alimente la haine des migrants. Lega Nord et Fratelli d’Italia, en particulier, se réclament du populisme mais à l’instar de Péron, ces populistes modernes sont devenus des dirigeants démocratiquement élus, faisant du populisme un instrument de démocratisation du fascisme. En Italie, la droite parlementaire, en premier lieu celle dirigée par Matteo Salvini et Giorgia Meloni, en accord avec des groupes extra-parlementaires, fascise le populisme et conserve la connotation typique du fascisme historique : le racisme, historiquement rejeté par le populisme classique.

Peut-on dire que la culture fasciste est d’une certaine manière toujours présente en Italie ?

Les fascistes et leur culture sont entrés dans la République sans même avoir purgé leur peine. Les scientifiques qui ont signé le Manifeste sur la race ont conservé leur siège et leur poids social. Carlo Aliney, par exemple, auteur des lois raciales 7, est devenu procureur de la République et juge à la Cour suprême ; ou encore Vincenzo Eula – celui qui avait condamné Sandro Pertini ancien partisan et futur président de la République – est devenu procureur général ; quant à Gaetano Azzariti, président du Tribunal racial – à qui l’on doit l’amnistie qui « a sauvé » les fascistes –  il est devenu juge à la Cour constitutionnelle, et puis président de cette dernière en 1957.

À coté de ces personnalités qui ont occupé des postes-clefs, les accords et les lois qui avaient fait l’histoire du fascisme ont également été conservés sous la République. À l’Assemblée constituante, par exemple, la Démocratie chrétienne (DC) et le PCI (Parti communiste italien) ont inséré, dans la Constitution, le Concordat de 1929 entre l’Église et l’Italie fasciste, qui faisait du catholicisme la religion d’État, obligatoirement enseignée par des professeur·es choisi·es par l’autorité religieuse et payé·es par l’État, qui reconnaissait des effets civils au mariage religieux et des exonérations fiscales au Vatican. Quant au Code pénal de la période fasciste, il a été maintenu dans le Code de la République même si son inspiration autoritaire a été atténuée. Comme à l’époque du fascisme, il permet au juge d’imposer de sérieuses limitations à la liberté des citoyen·nes qui n’ont pas commis de crime.

“La culture fasciste n’est pas marginale dans le pays, mais imprègne des secteurs décisifs de la vie démocratique”.

C’est le cas de Maria Egarda Martucci, considérée comme « socialement dangereuse » et soumise à deux ans de « surveillance spéciale » pour avoir lutté contre l’État islamique en allant soutenir la révolution au Rojava. Nous parlons d’un Code si répressif, que la vie d’un travailleur, tué par des patrons qui ne garantissent pas la sécurité de l’emploi, équivaut à seulement 5 ans de prison au maximum – mais dans les faits aucun patron n’a eu plus d’un an – tandis qu’un distributeur automatique endommagé lors d’une manifestation est considéré comme « dévastation et pillage » et vaut bien plus qu’une vie. Depuis 2012, un homme a payé pour ce crime avec 14 ans de prison. Aujourd’hui, le code fasciste frappe durement les chômeur·ses, les migrant·es, les sans-abri, les prostituées, les laveurs de vitres aux feux de signalisation, les junkies et les adolescent·es des banlieues.

À y regarder de plus près, la culture fasciste n’est pas marginale dans le pays, mais imprègne des secteurs décisifs de la vie démocratique. Aujourd’hui, en raison de l’effondrement de la gauche et de la crise économique qui est devenue systémique, les héritier·ères de la culture fasciste profitent de la colère de la population. Il·elles proposent un fascisme nettoyé par le révisionnisme, mais qui conserve la férocité raciste et la vision hiérarchique de la société. Plus qu’une dictature, il·elles visent probablement à désarticuler les Institutions pour atteindre un tournant autoritaire dans un pays qui n’est que formellement démocratique.

Quels sont les liens entre l’appareil d’État et de police ?

La culture fasciste a des racines profondes au sein des forces de l’ordre. En 1946-47, les Prefetti di carriera 8 du « Ventennio » 9 remplacent leurs collègues nommés par le Comité de libération nationale et l’école de formation de la police républicaine est confiée à Guido Leto, ancien chef de l’OVRA, la police politique du Duce. Sans surprise, la piste fasciste du massacre de Piazza Fontana 10, en 1969, a été volontairement étouffée.

Tout comme la police, la Magistrature complice du régime n’a pas été épurée et à l’aube de la République, elle a persécuté de manière honteuse les partisan·es communistes. À la fin du mois de juin 1946, immédiatement après l’amnistie, les juges ont en effet libéré 7.106 fascistes contre 153 partisans. Selon des chiffres approximatifs, le nombre de partisan·es arrêtés s’élevait pourtant à 2.474, les personnes arrêtées à 2.189 et celles condamnées à 1.007. Entre 1948 et 1952, lors de manifestations, les forces de l’ordre ont fait 65 victimes en Italie, trois en France et six en Allemagne et en Grande-Bretagne. En 1966, on découvre que les effets du code Rocco 11, qui a survécu au régime, ont produit 15.059 « persécuté·es politiques » et 7.598 années de prison. La moyenne dépasse celle du Ventennio. Il est donc évident que l’Italie n’a jamais fait les comptes du fascisme malgré l’avènement de la République.

Récemment encore, certaines pratiques policières évoquent celles de la période fasciste. À Gênes en 2001, un manifestant de vingt ans a été tué par la police lors d’une grande manifestation contre le G8. Ces faits ont révélé les tortures commises par la police dans l’école Diaz, dans laquelle les manifestant·es de toute l’Italie et aussi d’Europe étaient venu·es pour rejoindre les assemblées du Forum social. L’Italie a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme pour torture et a été obligée d’indemniser celles et ceux qui avaient porté plainte.

En ce qui concerne la police, les partis « démocratiques » et les groupes néo-fascistes ont des positions différentes. Sur l’affaire Cucchi 12, un jeune homme tué par la police en 2009, Giorgia Meloni a rejeté l’idée de recourir au numéro d’identification sur le casque des agents : l’erreur, dit-elle, ne peut être utilisée pour attaquer le travail de la police qui est au service de l’État. Matteo Salvini a défendu les policiers et a attribué à la victime une vie dissolue qui ne mérite pas de pitié.

Quel est le discours qui a permis de toucher un électorat aussi large ?

Le succès de la droite vient d’abord de la crise de la gauche, éloignée des classes sociales qu’elle a représentées pendant plus d’un siècle, jusqu’à atteindre le libéralisme, devenant en fait le substitut de la droite. Malheureusement, ce sont des gouvernements de centre gauche qui ont bombardé la Serbie et modifié le titre V de la Constitution, au nom d’un fédéralisme qui a exacerbé le fossé Nord-Sud et déclenché la crise de l’université, de l’école et du service national de santé.

Lorsque Matteo Renzi 13 a aboli l’article 18 du statut des travailleur·ses et frappé durement le monde du travail, la gauche est devenue le meilleur allié de la droite, qui s’est développée en exploitant ses ambiguïtés et ses erreurs grossières. L’adhésion au néolibéralisme, qui a produit des crises économiques répétées et alimenté l’émigration principalement des jeunes, le soutien non critique à l’Europe, même quand elle est devenue très différente de celle pensée par Spinelli, ont poussé l’électorat trahi à voter pour la droite ou pour le populisme du parti 5 étoiles.
Face à une gauche inerte et confuse, la droite a parlé au ventre d’un peuple appauvri, proie facile d’un grave illettrisme et d’une presse majoritairement aux mains d’un patron rétrograde et autoritaire. Leur succès est-il appelé à durer ? Ce n’est pas facile à dire, mais il y a un fait qui ne doit pas être négligé : la déception de la gauche n’a pas étouffé le besoin de justice sociale. Un besoin auquel la droite ne sait pas et ne veut pas donner de réponses.

Quelles sont ou devraient être les résistances et quel rôle pour les mouvements sociaux ?

La pandémie a mis en évidence les inégalités sociales qui mettent en accusation toutes les forces qui ont gouverné. Les gens sont fatigués des classes dirigeantes qui sont loin de leurs problèmes et qui à l’évidence des faits montrent qu’elles n’ont pas de solutions pour les classes les plus touchées par la crise économique et la pandémie. À cela s’ajoute une droite qui alimente les peurs.
Les représentants de la gauche ont déçu et sont discrédités, mais les masses populaires, les travailleur·ses précaires et les chômeur·ses reconnaissent encore leurs valeurs. En ce sens, le mouvement NoTav 14 est un modèle, tout comme l’enthousiasme qui a accueilli la récente expérience de Potere al Popolo 15 montre le chemin. La pratique du mutualisme 16, les Maisons du peuple, la participation et le soutien aux luttes pour la recherche et l’éducation, pour les droits des travailleur·ses, pour l’environnement et pour le contrôle populaire ramènent la gauche à ses origines et rouvrent le dialogue avec les masses découragées. C’est un premier pas qui unit et rapproche les politiques. Sur cette base, il est possible de tenter une résistance et de construire un chemin unitaire de solidarité et de lutte, à partir d’un premier point fixe : le rejet du néolibéralisme. 

Propos recueillis par Valeria Lucera

  1. P. Grifone, homme politique italien, antifasciste et communiste.
  2. Parti politique italien d’extrême droite et ouvertement néofasciste, fondé en 1997 par R. Fiore et M. Morsello.
  3. Les Corporazioni sont l’expression de l’État « syndical-corporatif » de Mussolini, caractérisé par la soumission dessyndicats au régime : à partir de 1925 on assiste aux dernières grandes manifestations ouvrières. Le pacte du Palazzo Vidoni et le code Rocco mettent en œuvre le fascisme également dans le domaine syndical, prévoyant la suppression des syndicats et associations antifascistes, ainsi que l’abolition du droit de grève. Ainsi, les principales activités économiques de l’État italien sont sous le contrôle direct du parti national fasciste et être membre du parti devient nécessaire pour avoir un emploi.
  4. En 1929, B. Mussolini signe les accords du Latran avec le Saint-Siège qui comprennent trois conventions distinctes dont notamment un concordat qui statuait sur la position de l’Église en Italie faisant du catholicisme la religion d’État.
  5. CasaPound Italia : parti politique, né à Rome en 2003, d’inspiration national-socialiste et néofasciste.
  6. G. Meloni est la leader du parti politique « Frère d’Italie » qui milite pour un souverainisme, une lutte contre l’immigration, ainsi que pour la préservation des traditions nationales, libérales et populaires.
  7. Les lois raciales fascistes précisent les mesures racistes prises en Italie en 1938 notamment contre les personnes de religion juive.
  8. À l’époque fasciste, les Prefetti ont été des instruments auxquels Mussolini a eu recours pour sa politique de centralisation et pour le renforcement du pouvoir exécutif au niveau territorial. Ils dépendaient directement du ministère de l’Intérieur.
  9. Le Ventennio correspond à la période historique durant laquelle le fascisme était au pouvoir en Italie, de 1922-1943.
  10. Les années de Piazza Fontana sont appelées « les années de plomb ». Elles s’étalent des années 1960 aux années 1980 sont marquées par une radicalisation des organisations de gauche et de droite. La période a été caractérisée par des violences, par la lutte armée et des épisodes de terrorisme. L’attentat de la Pizza Fontana est un attentat à la bombe qui s’est produit à la Banca Nazionale dell’Agricoltura sur la Piazza Fontana dans le centre-ville de Milan.
  11. Le code Rocco est le Code pénal social. Même s’il a été profondément modifié au fil de temps, il garde encore des traces des dispositions autoritaires de l’époque fasciste dans laquelle il a été fondé.
  12. S. Cucchi a été retrouvé mort quelques jours après avoir été arrêté par la police et incarcéré. Une enquête a permis d’établir qu’il est mort par manque de soins médicaux, de nourriture et d’eau. Cette affaire dépasse le drame d’une famille. Elle est devenue le symbole des « morts d’État » et de leur défiance envers la justice et les forces de l’ordre.
  13. M. Renzi, à l’époque leader du Parti démocratique et Président du conseil des ministres, a aboli l’art. 18 qui permettait la réintégration en cas de licenciement illégitime injuste ou discriminatoire. Il a aussi réformé le marché du travail avec le « Jobs act » qui implique une déstructuration et une flexibilisation du monde du travail en Italie.
  14. NoTav (TAV : treno ad alta velocità) est un mouvement populaire de la vallée de Suse de protestation contre le projet de construction de la ligne à moyenne vitesse (220 km/h) Lyon-Turin pour le transport de marchandises.
  15. Le Pouvoir au Peuple est une alliance électorale née en 2017 et qui réunit de nombreux partis politiques, associations et centres sociaux italiens de gauche antilibérale.
  16. Le mutualisme est une pratique née dans les pays du sud de l’Europe face à la crise, notamment en Grèce et en Italie. Les services minimums n’étant pas garanti, comme les soins médicaux ou encore l’accueil des étranger·ères, des citoyen·nes et des collectifs s’organisent pour pallier ce manque dans une optique d’aide réciproque qui permet de créer du lien social et de pouvoir dénoncer et agir ensemble pour revendiquer les droits bafoués par les institutions. En Italie, Potere al Popolo est une des organisations qui pratique le mutualisme via les maisons du peuple, lieux de regroupement social et d’organisation d’actions collectives au niveau territorial, de quartier ou de la ville.

Democratie Revue, Bruxelles, 15 aprile 2021

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Ho scoperto per caso che, intrappolato nella giungla delle leggi elettorali, alle recenti comunali di Aosta, Potere al Popolo!, pur avendo raggiunto il fatidico traguardo del 3%, non solo non è entrato nel Consiglio Comunale, ma si trova ora di fronte a un complicato dilemma:
1. Decidere che, essendo comunque lontani da quelle che sono di fatto due destre, la battaglia dei ballottaggi non ci riguarda;
2. Dare indicazioni di voto, perché tra i due candidati uno è più o meno apertamente fascista, ed è appoggiato da tutte le destre, compresa Casa Pound, l’altro è espressione di una coalizione in cui non c’è solo il famigerato PD, che si finge antifascista e però sta sulle posizioni fasciste di Minniti, ma anche liste civiche e associazioni di autentici antifascisti.
3. Seguire la via dell’astuzia, in grado di toglierci apparentemente le castagne dal fuoco: starsene zitti in pubblico, esprimere un voto antifascista nel segreto delle urne e poi, se interrogati, negarlo.   
Prima di esaminare il valore delle scelte possibili, mi sono chiesto com’è accaduto che ad Aosta, città medaglia d’oro della Resistenza, sia giunto quel 3%, un risultato che non era facile ottenere. Non conosco la realtà locale, ma non credo di sbagliare se dico che i compagni di Aosta hanno saputo parlare a chi non è schierato su posizioni molto radicali, ma è contemporaneamente stanco della vergogna che da troppo tempo caratterizza ovunque la nostra realtà politica. Quel 3%, quindi, raccolto in una città medaglia d’oro della Resistenza, appartiene tutto a Pap, ma non è esclusivamente il voto della “nostra gente”. Averlo ottenuto significa aver mostrato una via possibile, che promette un vantaggio – una speranza concreta di andare oltre la “testimonianza” – ma ti crea un problema di flessibilità.
E’ solo avendo presente questa duplice condizione, che si può provare a scegliere tra il primo e il secondo corno del dilemma, avendo chiare le conseguenze. Se dici a chi si è avvicinato a Pap che il ballottaggio non ti riguarda e pazienza se vince il fascista, perdi per strada gran parte di chi non proviene da Potere al Popolo!, ma l’ha votato. Sei indiscutibilmente coerente, ma sei anche rigido sino al punto da rischiare di cancellare la crescita e arroccarti nella difesa di una identità. Se invece dai indicazioni di voto, scalfisci la coerenza, ma difendi il dialogo che hai allargato e i rapporti che hai costruito. Se, infine, fai il gioco delle tre carte, rischi una pericolosa figuraccia. Ed è un rischio probabile e dalle conseguenze penose.
A me pare che il problema più urgente non sia quello di sapere qual è la posizione giusta. Trovo piuttosto necessario chiarire che le tre opzioni rappresentano in fondo concezioni della politica diverse tra loro, che non riguardano semplicemente l’assemblea territoriale di Aosta e gli organismi dirigenti del movimento, ma l’intero corpo di Potere al Popolo! e – in senso più lato – tutta la gente di sinistra. Questo perché dietro quelle che potrebbero sembrare questioni interne a una delle sue componenti – in questo caso Potere al Popolo! – emergono nodi da sciogliere e discussioni da fare alla luce del sole riguardo alla cosiddetta “unità”.
Il fascismo storico passò anche perché la percezione del pericolo giunse tardi, dopo una serie di divisioni che indebolirono irrimediabilmente la sinistra, quando la crisi del dopoguerra diventò devastante e il capitalismo divenne così forte da imporre le sue leggi a ciò che restava di una sinistra ormai residuale nella coscienza del Paese. Sì capì tardi che la sconfitta non era stata solo politica, ma anche e soprattutto culturale. Fatte le debite differenze, gli anni Venti di questo secolo ci pongono di fronte a una situazione che, al di là della forma, nella sostanza non è molto diversa da quella che vide cadere invano Matteotti. Un socialdemocratico. Una situazione tale che nessuna forza politica avrebbe potuto fermare da sola la catastrofe, che, come sappiamo, giunse puntuale.
Al di là delle apparenze, anche oggi la catastrofe che temiamo è in parte già giunta e mi fa ricordare le parole di un partigiano di Giustizia e Libertà, Gaetano Arfè, uno dei politici più intellettualmente onesto che io abbia mai conosciuto, il quale, prima di andarsene, più volte ebbe a scrivere, come in un testamento morale, parole che val la pena di ricordare: è in corso una terribile battaglia e noi non ce ne siamo nemmeno accorti.
Torno al tema dell’unità, ricordando che, se è stato un errore gravissimo lasciar morire i “Comitati del No”, dopo la fine ingloriosa della Riforma Boschi, sarebbe ancora più grave non tenere in vita oggi quei comitati che allo sfascio della Costituzione hanno opposto comunque un 30% di no. Suppongo che ci sia ancora tempo e modo per ragionare di una confederazione di forze, che, pur conservando la più totale autonomia, si raccolgano attorno al Comitato sulla base di punti che non ci possono vedere divisi: la difesa della rappresentanza – quindi la pretesa di una legge elettorale proporzionale e senza sbarramento (che potrebbe aprire contraddizioni profonde nell’apparente unanimismo del PD, soprattutto della sua base) -, la questione dell’ambiente, per il quale si fa ormai il conto del tempo che manca alla distruzione della vita umana sul pianeta, il ritorno alla Sanità pubblica, semidistrutta dalla religione neoliberista, la centralità di un sistema formativo statale, gratuito e sottratto al suo stato di coma, il ritorno alla Costituzione del 1948 e quindi l’abolizione dei vergognosi sì ai diktat della finanza (pareggio di bilancio e fiscal compact, per fare qualche esempio); l’abolizione delle leggi contro i lavoratori. E mi fermo qui, sapendo di aver omesso chissà quanti altri punti unificanti.
Può darsi che sbagli, ma mi chiedo se una confederazione siffatta, con un riferimento comune costituito dai Comitati del No, con una base forte di quel 30 % di elettori che si sono raccolti e uniti attorno a questi temi, sia oppure no il terreno di una possibile unità, che raccolga un ampio fronte anticapitalista e diventi un formidabile strumento di lotta nelle piazze e in tempi brevi anche nelle Istituzioni. E’ una domanda che merita una riflessione e una risposta molto ponderata.

Fuoriregistro, 29 settembre 2020

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J u n g e  W e l t

Giovedì 20 dicembre 2018, n. 296

Un anno nero

Revisione annuale 2018. Oggi: Italia. La coalizione Lega razzista e “Movimento a cinque stelle” di destra installano il regime fascista

116551 (1)Il 2018 è stato segnato in Italia dalle elezioni parlamentari del 4 marzo. L’alleanza fascista razzista formata da Forza Italia di Silvio Berlusconi (FI), dalla Lega di Matteo Salvini e da «Fratelli d’Italia» di Giorgia Meloni, erede del mussoliniano MSI e poi di Alleanza Nazionale, è stata la forza più votata con circa il 36 per cento. La Lega, che aveva lasciato cadere il Nord dal suo nome e gareggiato per la prima volta a livello nazionale, ha raccolto il 17,4 per cento, FI è sceso a 14 e il capo della Lega, Salvini, è diventato il leader dell’alleanza. Il «Movimento 5 Stelle» (M5S) si era guadagnato un’ottima reputazione con acuti attacchi contro Berlusconi e ha ottenuto poco meno del 33 per cento.
Il Partito Democratico (PD), nato nel 2007 dalla fusione della Sinistra Democratica e del Partito di centro «Democrazia e Libertà-La Margherita» è crollato dal 40 per cento delle elezioni europee del 2014 al 18,7 per cento. L’ex democristiano Matteo Renzi, Primo Ministro del PD dal 2013 al 2016, aveva già collaborato come capo del partito per un lungo periodo con Berlusconi e non aveva escluso un governo con lui dopo le elezioni. Per protesta, sono stati circa 100.000, per lo più ex democratici di sinistra, quelli che hanno lasciato il PD e dato vita a un’alleanza politica presentatasi come «Libero ed uguale» (Leu) e al movimento di sinistra «Potere al popolo!» (PaP). Un’alleanza di centrosinistra è fallita a causa del rifiuto del Partito Democratico. Solo la LeU è arrivata appena al di sopra della soglia di sbarramento del tre per cento e quindi in parlamento. Il PaP, in cui anche i comunisti sono rappresentati e che esprimeva le sole posizioni anticapitaliste e antifasciste, ha raggiunto solo l’1,1 per cento.
Il leader del M5S, Luigi di Maio, figlio di un attivo fascista MSI / AN, ha formato un governo con la Lega, guidato dal primo ministro Giuseppe Conte, un professore di economia che non proveniva da un partito. Di Maio ha ricevuto il Ministero del lavoro e dell’economia, Salvini è diventato ministro il dipartimento degli interni.
Il governo demagogico chiamato «giallo-verde» sta «copiando spaventosamente il fascismo storico», ha detto a Junge Welt  il professore e giornalista antifascista Giuseppe Aragno.  «Salvini, dice Aragno, lascia che i fascisti di Casa Pound, attivi soprattutto a Roma, facciano il lavoro sporco, formino i gruppi di vigilantes per dare la caccia ai migranti e rappresenti così l’anima squadrista (terrorista) del movimento di Mussolini, mentre utilizza il M5S come l’anima sociale giunta al fascismo dai ranghi dei socialisti».
Salvini, ad esempio, ha annunciato un «censimento» di 120.000-150.000 Sinti e Rom per organizzare possibili spostamenti. Gli immigrati sono accusati della miseria economica e sociale dell’Italia. Da giugno ci sono stati numerosi omicidi razzisti. Secondo il cosiddetto decreto sulla sicurezza approvato in Parlamento a novembre, 490.000 migranti presumibilmente «residenti illegalmente in Italia» devono essere deportati.
«Questo governo non ha risposte da dare ai problemi del paese, alimenta la guerra tra i poveri, crea nuove leggi razziali e con il rifiuto dell’aborto e del divorzio riporta il paese al Medioevo», ha affermato Aragno. La natura esplosiva di questo arretramento è che si svolge all’interno del quadro parlamentare, dandogli una parvenza di «legittimità democratica». Tutto questo porta consenso al fascismo attraverso l’influenza dei media, incarnata dal monopolio televisivo di Berlusconi.
Cresce intanto la delusione nel M5S perché Di Maio finora non ha rispettato nessuna delle promesse elettorali: un reddito minimo, pensioni migliori e agevolazioni fiscali. Il «Decreto sicurezza» è stato respinto da 14 parlamentari e diversi senatori del M5S. Con la minaccia che un rifiuto avrebbe «messo fine al governo congiunto», Salvini ha fatto passare il provvedimento col ricatto. Nel frattempo, come riportato l’11 dicembre dal quotidiano romano «La Repubblica» si è orientato verso le “elezioni anticipate”.
Secondo i sondaggi, la Lega potrebbe raddoppiare i suoi voti e giungere a circa il 34%, mentre il M5S scenderebbe al di sotto del 30%. Ciò potrebbe anche influire sulle elezioni europee, dove Salvini, con il capo francese del fascista Rassemblement National (ex Front National), Marine Le Pen, ha annunciato un’alleanza in ottobre. Essendo il nucleo di un’alleanza con i cosiddetti stati di Visegrad (Ungheria, Repubblica Ceca, Polonia e Slovacchia), questo accordo riunirebbe tutto il potenziale elettorale neofascista in Europa.
Intanto Salvini distrae il Paese da obiettivi più giusti ed intensifica lo scontro con Bruxelles sull’aumento del debito pubblico. L’ultima manovra di Salvini è quella di formare un asse con Berlino per subordinare l’Unione europea a una predominanza tedesco-italiana. Il governo tedesco dovrebbe guidare il carro di un’Unione di Bruxelles di estrema destra e rafforzare i compari di Salvini nell’Alternativa per la Germania (AfD). Nel frattempo, «i principali circoli del Padrone» (cioè del capitale), come riportato da Repubblica, hanno cambiato volto in questo gioco ben organizzato. Se prima stava dalla  parte del governo guidato dal PD, la «Confindustria», la confederazione degli industriali,  è ora per un «governo dominato da Salvini».
Resistono tuttavia a sinistra, nella base antifascista, forze che difendono la costituzione. Ancora e ancora decine di migliaia scendono in piazza e sfidano il razzismo. Tuttavia, l’opposizione rimane profondamente divisa e senza un orientamento comune. «Per fermare e far cadere questo governo», ha detto Aragno, che è un esponente del movimento «Potere al popolo», il paese deve ritrovare una sinistra, che è essenziale per costruire un ampio fronte antifascista e anti-neoliberista”.

Von Gerhard Feldbauer

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Secondo la Costituzione “è vietata la riorganizzazione, sotto qualsiasi forma, del disciolto partito fascista”. Eppure, stiamo ancora a discuterne.

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Alla televisione il ministro Delrio recita la parte dell’antifascista, però lo sa: se un musulmano avesse sparato nel mucchio per strada, ci avrebbe bombardato con le accuse all’Isis e al terrorismo. Quello che il ministro targato PD non dice e non dirà mai è che il macellaio fascileghista di Macerata è figlio legittimo della dottrina Salvini che volutamente confonde il terrorismo con lo scontro sociale.
Minniti, ministro dell’Interno nello stesso governo di Delrio e suo compagno di partito, se ne sta zitto, copre la Lega, lascia i fascisti nelle piazze negate agli antifascisti e consente a quelli di Casa Pound di partecipare alle elezioni.
Perché meravigliarsi? Marco Rossi Doria, guarda caso anche lui candidato a Napoli dal PD, è stato ed è il principale sostenitore del colloquio con Casa Pound, il fascismo del terzo millennio.
Lo sanno tutti, ma nessuno lo dice: il pilastro della reazione nel nostro Paese è il partito di Renzi, pronto alla grande coalizione con Forza Italia, guidata da Berlusconi, principale alleato di Salvini, pregiudicato incandidabile, cacciato dal Senato, privato del titolo di cavaliere e affidato ai  servizi sociali per essere recuperato.

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Condivido ciò che scrive Michele Franco  e aggiungo: Marco Rossi Doria anni fa si assunse la responsabilità di patrocinare il “dialogo con Casapound”. Per contestarlo, scrissi due articoli, uno su Repubblica, l’altro sul Manifesto e lui difese ostinatamente la sua inaccettabile posizione. Oggi, di fronte al dilagare di un razzismo apertamente fascista, non ne parla più. Le sue responsabilità , però, erano e sono gravissime. 
In genere non amo le generalizzazioni e gli attacchi personali, ma in questo caso non posso fare a meno di dirlo: i due candidati del PD non sono né ingenui, né superficiali. Recitano da guitti un ruolo antico e vergognoso: prestano volti puliti all’infinita vergogna del potere. E hanno uno scopo preciso: esercitarlo e ricavarne tutti i possibili vantaggi.
Ecco l’interessante annotazione del candidato di “Potere al Popolo”

E’ – veramente – una prima uscita da autentico Marziano quella di Paolo Siani, candidato, senza macchia e senza paura, del PD a Napoli. Durante la convention di presentazione dei candidati del PD quando un ragazzino di un bar ha portato l’acqua al tavolo dei relatori l’eminente candidato non ha trovato di meglio che rivolgersi al ragazzino per chiedergli: “ma tu non dovresti essere a scuola in questo momento?”.
Evidentemente il Siani circola per Napoli e la sua area metropolitana in elicottero o attraverso il teletrasporto….ma come si fa ad “accorgersi” del fenomeno della dispersione scolastica solo quando si è sotto i riflettori dei media o quando si è candidati a qualche scranno in parlamento. Eppure, il Siani, accento a lui aveva il Marco Rossi Doria che avrebbe potuto (in virtù del suo recente passato di maestro di strada) consigliargli una maggiore prudenza e meno eccentricità. Anche se lo stesso Marco è partito dai vicoli di Montecalvario ed è approdato alle politiche di macelleria sociale del governo Monti/Fornero….da sottosegretario!

Michele Franco

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banner-antifascistaPer l’assemblea di oggi.
Qualche ricordo, un cenno al recente passato e una testimonianza di Curzio Maltese che racconta pericolose verità e indica responsabilità di cui oggi nessuno parla più.

Campanello di allarme:
Intervista a Erri de Luca su Repubblica del 30 settembre 2009
Scotto di Luzio. I notai della rivoluzione

La polemica. Un uomo che sarà “di governo”:
La risposta a Erri de Luca da parte di Marco Rossi Doria su Repubblica del 2 ottobre
La replica a Marco Rossi Doria da parte di Giuseppe Aragno su Repubblica del 7 ottobre
L’articolo di Marco Rossi Doria su Repubblica del 9 ottobre 
Nuova risposta a Marco Rossi Doria da parte di Giuseppe Aragno sul Manifesto del 15 ottobre

Le coraggiose, ma inutili denunce. E’ venuto il momento di dire  basta

La stampa cosiddetta libera:

I silenzi complici

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APPELLO E ASSEMBLEA CONTRO VECCHI E NUOVI FASCISMI
NAPOLI 27 FEBBRAIO 2016

Venerdì 29 gennaio, in un tranquillo quartiere di Napoli, in pieno giorno, tre esponenti di Casa Pound, organizzazione che si richiama esplicitamente al fascismo e a Mussolini, hanno aggredito a colpi di mazze e martelli alcuni studenti che tornavano da scuola, provocandogli loro traumi e gravi ferite al capo. Questo tentato omicidio contro ragazzi che avevano l’unica colpa di essere riconosciuti come “nemici politici”, è solo l’ultimo episodio di un’escalation di barbarie che pochi mesi prima aveva già visto, sempre a Napoli, una ragazza di 17 anni minacciata con un coltello e molestata sessualmente da quattro fascisti solo perché aveva un look “di sinistra”.

In realtà in tutta Italia si susseguono da anni le aggressioni di Casa Pound. Persino il Ministero dell’Interno in una recente interrogazione parlamentare ha dovuto ammettere che dal 2011 a oggi sono stati 106 gli attacchi ad altre realtà politiche, con 20 arresti e 359 denunce fra i militanti di Casa Pound. Una sottostima, quella del Ministero, visto che dal 2011 sono documentabili circa 180 aggressioni di stampo fascista, alcune finite in tragici omicidi, come nel caso di Samb Modou e Diop Mor (uccisi a Firenze da un ex-militante di Casa Pound), o a quello di Ciro Esposito, ucciso a Roma da un noto fascista che era stato persino candidato nelle liste di Alemanno.

Queste aggressioni sono facilitate dalla sostanziale impunità di cui godono questi soggetti, legati a doppio filo alla politica istituzionale, da cui percepiscono fondi e aiuti, e ben visti dagli apparati dello Stato che si sono addirittura spinti, in un’informativa della Direzione Centrale della Polizia, a definire Casa Pound come giovani dallo “stile di militanza fattivo e dinamico”, volto a “sostenere una rivalutazione degli aspetti innovativi e di promozione sociale del ventennio”, “nel rispetto della normativa vigente e senza dar luogo ad illegalità e turbative dell’ordine pubblico”.

A nostro avviso è arrivata l’ora di dire basta! Bisogna fermare queste organizzazioni che hanno lo scopo di fomentare l’odio e la guerra fra poveri e di impedire l’attività di chi prova a trasformare lo stato di cose presenti. Anche perché con l’avanzare della crisi economica, sociale, culturale del paese, queste organizzazioni e le loro idee razziste, omofobe, sessiste, diventano sempre più pericolose…

Per queste ragioni crediamo che sia urgente lanciare una campagna, aperta a tutte le forze politiche e sociali autenticamente democratiche, che chieda:

che vengano smascherate le coperture politiche di tutte le organizzazioni fasciste presenti sul territorio napoletano. Tante volte dietro i fascisti armati ci sono politici e uomini delle istituzioni. Questo non è accettabile, è giunto il momento che chi finanzia e protegge i mazzieri che poi aggrediscono studenti, lavoratori, omosessuali e immigrati venga pubblicamente accusato e interdetto;

che non ci sia spazio per i fascisti nelle liste che correranno per le prossime amministrative. C’è infatti bisogno di una seria vigilanza democratica per impedire che membri di gruppi xenofobi possano addirittura ritrovarsi candidati, come è già successo in passato, e concorrere per un posto nelle istituzioni;

che non venga concesso alcuno spazio pubblico, alcuna sede, alcun finanziamento a chi propaganda idee reazionarie. Bisogna sciogliere, una volta e per sempre, le organizzazioni neofasciste, come prevede già la Costituzione scritta con il sangue dei partigiani, fare in modo che questi nostalgici della dittatura non possano più esercitare la loro violenza.

Per questo invitiamo tutti ad aderire all’appello e a partecipare alla grande assemblea cittadina di Sabato 27 Febbraio, per confrontarci sul problema e decidere insieme come articolare questa campagna di civiltà.

Primi Firmatari:
Giuseppe Aragno, storico; Alessandro Arienzo, Università Federico II; Piero Bevilacqua, università “Sapienza” di Roma; Gianfranco Borrelli, Università Federico II; Aldo Bronzo, storico della Cina contemporanea; Renzo Carlini, ex docente Università Orientale; Claudia Cernigoi, giornalista e ricercatrice storica;  Gemma Teresa Colasanti, ricercatore presso ISSM Centro Nazionale delle Ricerche; Luigi Criscitiello, presidente Assopace Napoli;  Salvatore D’Amico, presidente “Napolinsieme”; Maurizio De Giovanni, scrittore; Aurelia Del Vecchio, scrittrice; Giuseppe Antonio Di Marco, Università Federico II;Gateano Di Vaio, regista; Michele Fatica, ex docente Università Orientale; Giuseppe Ferraro, Università Federico II; Cristiana Fiamingo, Università Statale di Milano; Eleonora Forenza, Europarlamentare; Angelo Genovese, Università Federico II; Sylvia Guzmán Grossi, militante del CNT Madrid; Alexander Höbel, Fondazione Luigi Longo; Alessandra Kersevan, ricercatrice storica; Daniele Maffione, Precario; Carmine Malinconico, Avvocato; Francesco Maranta, Portavoce del Forum Diritti e Salute; Luigi Marsano, I Teatrini; Sergio Moccia, Università Federico II; Tomaso Montanari, storico dell’arte Federico II; Sergio Muzzupappa, ricercatore Università Orientale; 99 PossePaola Nugnes, senatrice; Leonardo Pica Ciamarra, Istituto per la storia del pensiero filosofico e scientifico moderno, CNR; Valeria Pinto, Università Federico II; Maria Puddu, Associazione Ciro Vive; Ugo Pugliese – Ludoteca cittadina del Comune di Napoli; Nicola Quatrano, Magistrato; Barbara Pianta LopisMarcella Raiola, Coordinamento Precari Scuola; Francesco Soverina, Istituto Campano per la Storia della Resistenza “Vera Lombardi”; Paola Staccioli, scrittrice; Thomas Straus, astronomo; Sandi Volk, ricercatore storico; Paola Venditti, Università Federico II; Padre Alex Zanotelli.
Mystical PowaAmarilis Gutierrez Graffe, Politologa e diplomatica venezuelana;  Leonardo Pica Ciamarra, Istituto per la storia del pensiero filosofico e scientifico moderno, CNR;  Manlio CalafrocampanoCecchino Antonini, giornalista di Popoff quotidiano;  Fabrizio Greco, Dottorando; Paola Venditti, Università Federico II;  Mario Coppeto, Presidente della Municipalità 5 di Napoli; Indira Pineda, Sociologa, Anros-Italia; Daniele Quatrano, Consigliere di municipalità; Mauro Morelli, Consigliere di municipalità; Peppe De Cristofaro, senatore; Mariano Peluso, Consigliere di municipalità; Enrico von Arx, Consigliere di municipalità; Carlo Cerciello, Teatro Elicantropo; Vincenzo Di Costanzo, coordinatore circolo SEL Municipalità 5; Salvatore Ivone, Comitato provinciale ANPI Napoli; Ciro Colonna, Anpi Napoli; Stanislao Balzamo, consigliere comunale Atrani (SA); Giuseppe Cristoforoni, architetto ambientale; Adriano Cotugno, giornalista; Tullio Coppola, RSU Cobas; Vincenza Muto; Dan TarantiniDonato Stefanelli, FIOM-CGIL Puglia; Francesco Brigati, Silvana GiannottiRosario NastiClaudio Cimmino, musicista; Pietro Santangelo, musicista; Riccardo De BiaseVittorio TorreAntonio BarbatoArturo Bonito, precario; Susanna PooleFerdinando GogliaSalvatore FerraroLuciana CalabresePierpaolo d’AmoreMartina MennaLaura Iacomino; Donatella Guarino, docente precaria; Massimiliana PiroAdriana La VolpeMario Visone, Scrittore; Yolanda TugbangDevi Sacchetto, Università degli studi di Padova; Arturo Scotto, capogruppo Sinistra Italiana alla Camera dei Deputati; Pierpaolo Sepe, regista teatrale;  Gianmaria MarraraAntonio PalumboPatrizia Perrone, docente; Angela Attianese, medico;
Roberta SpadacciniEnzo Scandurra, ex- docente La Sapienza; Tobia R. ToscanoUgo M. Olivieri, docente Federico II; Luigi PernaFrancesco Esposito, studente; Ear Injury, duo di musica elettronica;

Organizzazioni, partiti, associazioni:
ACT- Napoli; Afro Napoli United; ANPI Napoli; ACT Napoli: Arcigay Napoli; Associazione “Ciro Vive”; CGIL Napoli – Camera del Lavoro; ASD Partizan Matese- squadra di calcio popolare; ASD Atletico Brigante- squadra di calcio popolare; Associazione Illumin’Italia; Assopace Napoli – Associazione per la Pace; Associazione Osservazione; CantoLibre; Casa del Popolo Fuorigrotta; Attac Napoli; Centro DAMM; Centro Miriam Makeba; Cobas; Collettivo Autorganizzato Universitario; Collettivo Insorgenza Musica; Collettivo 48ohm- Pomigliano d’Arco; Collettivo Studentesco Cavese; Comitato Civico Cambiamo Mugnano; Comunità Palestinese Campana; Comunità Senegalese Napoletana Coordinamento Cittadino Possibile; Coordinamento KAOS; Coordinamento Lotta per il Lavoro; Coordinamento Precari Scuola; DemA democraziaautonomia; Donne in Nero – Napoli; Ex Asilo Filagieri; Ex OPG Je so pazzo; Federazione Campana P. CARC; FGCI Campania; FIOM Napoli; Giardino Liberato di Materdei; Giovani Comunisti/e; GliAsini – rivista di educazione e intervento sociale; Gridas- Gruppo Risveglio dal Sonno; Insurgencia; Laboratorio Politico Kamo; Link Napoli; Movimento Lavoratori e Disoccupati Giugliano; Officine Periferiche; Operai Alenia di Nola; Possibile Napoli e provincia; Rete Commons; Rete della Conoscenza Napoli; Rete Kurdistan; Rete Sanità; Rete universitaria nazionale; Rifondazione Comunista; Sinistra classe rivoluzione- Napoli; Sinistra Ecologia Libertà; Sindacato Nazionale Cinese; Sinistra Anticapitalista Napoli; Spazio Pubelo; Studenti Autorganizzati Campani; TILT Napoli; UDS Campania; Unione degli Universitari; 

Per aderire scrivere a bastafascismo@gmail.com





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Dopo aver ricordato a chi compete la necessità di difendere i nostri studenti, Luigi De Magistris ha espresso al liceo “Vittorini”, colpito dall’ennesimo raid degli squadristi di Casa Pound, la sua solidarietà maddalena-cerasuolopersonale e quella della città che amministra. L’ha fatto senza esitare e a testa alta, com’è naturale per un sindaco legittimato dal voto di quella che Mussolini definì la capitale dell’antifascismo.
Preoccupati dalle conseguenze di scelte discutibili, fino ad apparire insensate, gli uomini del PD, invece, sono sulla graticola. Da anni ormai nessun dirigente “democratico” chiede alla Questura com’è che la forza pubblica carichi e manganelli quotidianamente studenti e lavoratori, ma manchi puntualmente all’appuntamento, quando la piazza è in mano a Casa Pound. Il PD ha forse paura che il Questore, chiamato direttamente in causa, sia costretto a puntare il dito? Che può fare un Questore, infatti, se la Direzione Centrale della Polizia di Prevenzione – che dipende dall’ineffabile Alfano – presenta i neofascisti come bravi ragazzi il cui «impegno primario» è volto alla «tutela delle fasce deboli»? E, d’altro canto, che mai potrebbe chiedere al “suo Prefetto” il PD, se, alla resa dei conti, il funzionario rappresenta un governo di cui il partito di Renzi è la trave portante? Messo alle strette, il Prefetto finirebbe col dire ciò che tutti sanno da tempo: suo malgrado, il prefetto rappresenta un governo la cui legittimità costituzionale è praticamente inesistente.
E’ inutile girarci attorno. Il PD è un partito che non ha radici nella nostra storia e lavora soprattutto per distruggere la scuola, l’università e il sistema formativo e creare un popolo di “senzastoria”, un “bestiame votante” di cui servirsi per piazzare patacche sul mercato dei ferri vecchi. Quel mercato in cui a buon diritto rientra ormai quanto sopravvive della nostra democrazia. Non a caso ha espulso dai suoi ranghi persino Maddalena Cerasuolo, partigiana decorata e combattente delle Quattro Giornate, cui era intitolata la sede del partito che si trova alla Cesarea. Una sede che ha cancellato il nome glorioso dell’antifascista. Perché stupirsi? Un partito antifascista non può contare sui voti delle destre e non può governare con gli Alfano, i Verdini e i Berlusconi, l’alleato del Patto del Nazareno. A questa gente il PD doveva regalare per forza il massacro della Costituzione antifascista e il peggioramento del Codice Rocco.
Tutto sbagliato? Beh, basterebbe smentire coi fatti, chiedere conto al Questore di amnesie da anni Venti e restituire alla mortificata sezione il nome cancellato. Maddalena Cerasuolo non va più bene, perché troppo comunista per un partito di senzastoria? Ma Napoli è un campionario di antifascisti e per il PD c’è solo l’imbarazzo della scelta: tra i combattenti antifascisti ci furono liberali come Alfredo Parente e Alberto Bouché, repubblicani come Pansini ed Ezio Murolo, socialisti come Zvab e persino democristiani come Gustavo Troisi. Non sono i nomi che mancano purtroppo. E’ mancata e mancherà la volontà politica. I voti delle attuali destre, infatti, quali che siano e comunque camuffate, persino quelle infarcite di padrini e patroni del neofascismo, si pagano a caro prezzo e non puoi tenerli assieme alla città antifascista e alla sua storia di lotte per la democrazia. Poiché il piatto piange e gli affari di un tempo sono solo un ricordo, se vuoi tentare il colpo disperato e tentare di vincere al ballottaggio, costruendo un’ammucchiata contro l’odiato De Magistris, devi rassicurare i futuri alleati. Tutti, anche quelli impresentabili, come gli sponsor di Casa Pound.
I conti torneranno? Per carità, tutto è possibile e chi vivrà vedrà. Intanto, però, mentre Casa Pound si muove indisturbata, la scommessa è sempre più azzardata e i segnali sono chiari: Napoli è più sveglia che mai e i napoletani non sono in vendita.

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I fatti sono chiari e agghiaccianti: gravissima aggressione di Casa Pound, studenti presi a martellate! Ci si Immaginepuò girare attorno, perché le parole sono sassi, ma si è sfiorato  l’omicidio. L’episodio, che va inserito in un contesto preciso, rivela un intento chiaro: trasformare Napoli in un inferno da qui alle elezioni.
Al liceo “Elio Vittorini”, era l’orario d’ingresso scolastico. Una squadraccia di neofascisti di Casa Pound, giunta da sedi ben note che andrebbero chiuse come prescrive la legge, forte delle coperture politiche e dell’inerzia delle forze dell’ordine, piomba tra gli studenti, picchia all’impazzata e con un colpo violentissimo alla testa  lascia un ragazzo a terra privo di sensi. In un Paese normale, in cinque minuti i responsabili sarebbero stati neutralizzati e invece i fascisti, indisturbati, hanno distribuito volantini e promesso una nuova lezione a chi si azzardava a denunciare. I ragazzi aggrediti, però, non si sono persi d’animo e all’ingresso della scuola è comparso uno striscione: “Vittorini Antifascista”. Tutto finito lì? No. All’uscita, nei pressi della stazione della Metro, al Rione Alto, una pattuglia di camicie nere spunta fuori, armata di manganelli e martelli e, dopo un lancio di bottiglie di vetro, si scaglia contro alcuni studenti, colpendoli ripetutamente al volto e alla testa con mazze e martelli.
“Un atto pianificato di incredibile follia e ferocia” – hanno scritto poi i ragazzi colpiti, “avvenuto in pieno giorno, in una strada affollatissima!”. E non ci sono dubbi: solo per caso non hanno ammazzato.

Ogni volta che una scuola riceve un’offesa e un gesto vile la rende un bersaglio, diventa più chiaro quanto sacra sia la sua funzione e per ogni studente colpito a tradimento, tanti giovani escono dall’indifferenza e maturano una profonda avversione per ogni forma di fascismo. Il solo risultato di queste aggressioni, sarebbe quello di rendere evidente e inconfutabile un dato di fatto: il neofascismo non è diverso dal fascismo “storico”. E’ criminale, stupido e anche autolesionista. C’è però un problema che va affrontato e risolto: dietro gli squadristi c’è la politica in giacca e cravatta, ci sono gli intellettuali venduti e i giornalisti conniventi. E’ questa vergogna che va denunciata con chiarezza e decisione, perché da noi si può diventare presidente di una Regione grazie ai voti degli amici di Cosentino e c’è gente come Salvini che si allea coi neofascisti di Casa Pound.
In quanto al partito di Renzi, da lì sono venute le più esplicite aperture agli squadristi del secolo nuovo. Persino nelle file dei “tecnici immacolati”, radunati da Monti per massacrare le classi subalterne, figurava un personaggio ambiguo: Rossi Doria, sedicente “maestro di strada”, teorico del “dialogo con Casa Pound“, premiato con la nomina a sottosegretario in due dei peggiori governi della nostra storia.
E poiché le amnesie sono all’ordine del giorno e cominciamo a somigliare terribilmente a quel “popolo di senzastoria” che Gaetano Arfè temeva più della peste, non sarà male ricordare che anni fa, dopo le inaccettabili aperture dell’ineffabile Rossi Doria, ci fu chi fece suonare un campanello di allarme, ma si sa: il peggior sordo è quello che non vuole sentire e molto democraticamente lo sponsor dei neofascisti fece orecchie da mercante e si defilò.
In attesa che l’ex rivoluzionario, passato alla corte di un potere becero e feroce, si decida a chiedere scusa, è il caso di riportare le sue indecenti posizioni. Basta cliccare su questo link:

Repubblica Napoli, 2-10-2009
Poiché parevano cose da pazzi, il 7-10-2009 Repubblica Napoli mi consentì la replica. Silenzio di tomba.
Il 15 rincarai la dose sul  Manifesto
http://www.didaweb.net/fuoriregistro/leggi.php?a=13297 12-10-2009
Risposte, però, non ne vennero. Ci ha pensato il tempo a chiarire come stanno le cose, ma non può bastare. Casa Pound dev’essere sciolta e le sue sedi chiuse.

Agoravox, 1 febbraio 2016

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